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| Parapente au Maroc - Parapente au Maroc | |
| Écrit par Loïc Ollivier | |
| 16-08-2008 | |
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Nous y sommes donc allés, ce mois de février 2000, en C25 et 24 heures, par les autoroutes françaises et espagnoles, et avons traversé en à peine plus d'une 1/2 heure le bras de Méditerranée qui nous sépare de l'Afrique. Le ralentissement à la douane n'a été du qu'au manque d'indication des formalités à effectuer (réduites). Récit. Carte Michelin sur le tableau de bord, guides divers et variés dans le cartable, nous roulons vers Larache puis Ksar El Kébir pour passer le reste de la nuit chez un pompier auto stoppeur. Petit dej familial et discussion sur le Coran. Laissant Volubilis et Moulay Idriss, nous découvrons Ito, puis Azrou. Après une déviation par le bled, nous arrivons à Mrirt, avant de nous égarer dans les hauteurs, d'où, entre autres plaisirs, la vision fugitive d'un singe traversant la route. Après Beni-Mellal, nous nous enfonçons à nouveau dans les montagnes par Afourer. Nous finissons par hasard à l'hôtel Daressalam aux chutes d'Ouzoud. Il n'a d'hôtel que le nom, mais les tagines sont savoureux et pas chers, le patron très sympa. Le groupe de "Nouvelles Frontières" a un plus joli fourgon que le nôtre, mais ils sont plus serrés. Premier marchandage avec un velcro tout heureux avec mon tee shirt Trekking décoloré, les tennis à sa taille, la pièce de 10 francs. En échange, j'ai deux ammonites coupées en deux, et l'adresse d'un cousin à lui qui tient une auberge ! Par le chemin des vacanciers, nous poursuivons vers Marrakech évité pour cause de visite à Aït-Ourir. Changement de pneus en prévision des mauvais chemins, justement de ceux qui mènent vers Aguergour, ou nous volons. Bravo à Bob qui a utilisé le thermique mieux que Thierry, Alain, et moi. Soirée faussement berbère sous de grandes tentes de la même couleur près du lac pour un gros groupe de touristes en voyage très organisé, et pour nous qui étions arrivés par hasard. L'exploration de cette zone étant laissée à un prochain voyage, nous continuons vers Amizmiz puis Ouirgane ce qui n'est sans doute pas d'après la carte le plus court chemin pour aller vers le Tizi-n-Test, mais l'est assurément, le macadam étant tout neuf sur la moitié du parcours. A Ouirgane, aux pièges touristiques, nous préférons "Les Bohémiens", à la sortie du village. Re-tagine, musiques locales, et nuit dans les bois.
Grimpette
vers le col, vue sur la plaine de Sous, discussion avec un vendeur de
souvenirs qui nous explique, qu'après l'achat, les frais, la
participation de l'hôtelier qui l'autorise à étaler ses breloques, que
finalement, il n'a presque rien gagné. On aurait pu voler, mais
l'atterro est loin. Nous ne remontons pas après l'avoir vu. Des dirhams
pleins les poches, nous filons vers Tafraoute. Une tentative de
raccourci nous a fait prendre une piste. Suivant des camions,
délaissant des panneaux indicateurs que nous confondons avec un village
(il y a également la poste et une maison !), avec la boussole, nous
sommes sûrs de la direction, mais bivouaquons sur les contreforts nord
de l'Anti Atlas car à 10 km/h, il n'est pas prudent de continuer.
Au
matin, le camionneur est formel, nous ne passerons pas : demi tour.
Alain est rassuré. Le paysage est superbe, les bergères tournent la
tête, les chèvres montent aux arbres, la plaine de Sous est sous les
nuages, et au loin, on devine le Haut Atlas. La tête d'Alain tourne à
la vue des bergères, il en grimperait aux arbres, s'il n'était sur son
nuage.
Retour
au carrefour: Titsi, visé initialement la veille, a été manqué de 13 km
seulement soit 45° d'erreur ! Enfin, d'oueds transformés en chemins et
de villages labyrinthes, nous tombons sur une route assez large: pointe
à 90 km/h, coup de frein, demi tour, car elle s'arrête ! La vraie
route, dans l'autre sens, nous mène à Aït Baha, et en fin d'après
midi, on trouve Tafraoute et son hôtel.
Les renseignements fournis nous permettent de trouver les sites du soir, aux rochers bleus. Celui du matin, à la tête de lion, ne sera qu'approché. Nous avons interrompu la grimpette pour un vol en fin de journée. Celui du col, en ouest, est prometteur. Mais nous poursuivons notre périple. Au col de Kerdous, arrêt pour la vue. Le site vaut pour la navette. Aux alentours, de nombreuses crêtes sont à découvrir. L'arrivée à Aglou est un cauchemar. Une concentration de retraités français entassés dans l'unique restaurant du coin et les gros campings cars garés dans la cour nous font fuir les lieux. Nous préférons pique-niquer sur les hauteurs. La route en travaux est un bon entraînement pour la piste: ne pas ralentir pour vérifier si le sable est mou. La falaise est belle, mais nous reviendrons un jour sans brouillard. La grimpette à Legzira est facile, le vent est faible. Vidange, coup d'oeil et de clé de 19 sur l'amortisseur qui fait du bruit. Thierry n'a pas pris son guide sur les oiseaux, et moi non plus ! Alors, c'est quoi ce piaf ? Après un vol à Ifni, cap vers l'est. Nous descendons vers Guelmine, sous le 29°, et encore dans le 10° ouest. Route vers et dans le désert, premier contrôle de police. Ils ne veulent pas d'une photo de l'endroit, mais ne s'opposent pas à l'utilisation d'un GPS. Faudra leur expliquer où est le danger ! Arrêt peu après dans le premier oued pour notre soirée cuisine: tandis qu'Alain monte les tentes, Bob et Thierry préparent le tagine. Je prends les photos et sers l'apéro puisqu'il en reste encore. Pleine lune, c'est magique. Au matin, Thierry prend de l'avance, partant en courant le long de la route. Du carrefour de Fam el Hisn à Tata, jusqu'à Foum-Zguid, il n'y a rien, sauf un gros lézard, des chalumeaux qui paissent et ruminent, des oueds à sec, des montagnes et des collines. Nous aurions bien pris la piste vers Tagaouine, mais notre expérience dans la plaine de Sous nous fait préférer le macadam, qui précéde 40 km de pistes, avant d'arriver à Agdz (à ne pas confondre avec Ivtz ou Su-Voilesz, ou encore Onvaz !). Nuit calme, les chiens aboient, aucune caravane ne passe. Sauf qu'au matin, bruit : c'est la marché. quelques stylos après le dej, nous allons faire nos emplettes. On est attendu. Un homme bleu a repéré notre bivouac. Premiers marchandages, on va chez le suivant, je finis par son étal. Il voudrait mon sac, mais je ne lui laisse qu'un sweat, un tee-shirt, en plus du jeu de 32 cartes dont il ne fera rien et une paire de lunettes dont je lui fais cadeau. J'ai gardé mes Vuarnet neuves et mes Sérengenti. Au final, j'ai un âne en pierre, des breloques, et un peu moins d'argent. A Zagora, j'ai la bonne idée de m'arrêter devant une boutique d'où plusieurs invitations à entrer. Avec un bout de suspente, je gagne un collier. Finalement, deux vendeurs sont dans la même et je débourse pour d'autres bijoux, et je laisse un pull. Alain change de boutique, ne veut pas du tapis, avec lequel il ressort ... Fuyons vers le désert. Damned, un piège à touristes, donc 1/2 tour et tagine avec nos Bob et Thierry au four, Alain au moulin, et moi à la photo. Un velcro arrive de nulle part reste planté devant nous. De jolies pistes s'en vont vers l'est, nos rêves les suivent. Suivant l'oued qui sans Drâa gratterait un peu, nous remontons la vallée, délaissons Ouarzazate, et après des achats à Skoura, refaisons un tagine. Visite en C25 de la vallée du Dadès, à pied de l'entrée des gorges du Todra, et tagine à Tinerhir, chez Habib, au café des Amis. Après un plein de gazole à Erfoud, feu vers les dunes. Nous les voyons, mais ne savons quelle piste prendre. Après une drolumadairée, nous tentons d'aller vers la grande dune, la difficulté majeure étant de ne pas écraser le VTT'iste qui nous suit. Plus loin, les velcros sont équipés de mobylettes ce qui est plus efficace dans la recherche du touriste égaré, ce que nous sommes sans doute. Je brahme plus fort que le drolumadaire en rut, ce qui les effraie, surtout celui qui n'a pas eu le temps de fermer sa valise à cailloux. Proverbe berbère : quand un touriste de 95 kilos parle à un velcro de 40 kilos, le velcro pédale. Enfin seuls. Ce soir, ciné ! Nous nous contentons d'une salade, mais pourtant, nous ratons le journal de 20 heures. Le film commence à peine. Le scénario est connu, mais les images sont belles. Le lever de la Rousse à Merzouga restera un classique. On est au premier rang, il n'y a presque personne dans la salle. Dommage que le village derrière nous soit éclairé. Alain insiste, Thierry finit par y aller, en route vers les sommets. Le sable est fin, peu de prises, l'ascension se termine enfin. Et hop, en 20 secondes, ils sont en bas. Les chalumeaux n'en reviennent pas. Allez, on rentre, cap au nord. On a le choix, mais un instant je fais le mauvais, le C25 s'immobilise dans le sable. Le service dépannage arrive aussitôt, à vélo. Mais nous avons une pelle, du carton, le C25 avance de 50 cm. Recommençons. Et hop, un fourgon. Un bout solide, deux mousquetons, et le dernier mètre est franchi. Cela ravit les touristes polonais du fourgon. Nous arrivons presque au but, mais au lieu de prendre le macadam, nous roulons en parallèle sur une piste jusqu'à Erfoud. Fin de l'Aventure sableuse, la gazelle nous attend. Nous la remontons, plongeons dans ses gorges peu profondes, et, à la nuit, trouvons un petit rest'o qui nous sert des frites froides !!! C'est une région agricole, chaque chemin mène à une habitation, nous tardons à trouver un endroit sympa pour dormir. Nous nous réveillons en fait tout près de Kénifra dont le El-Borj devra être visité. Le vent est sud à Mrirt, mais je décide d'attendre. Des cumulus se montrent, le vent passe ouest, parfois rafaleux. Décollage facile, le dynamique est bon, le sac plastique montre l'ascendance. Il grimpe à 6 m/s, mais ne le sait pas ! A 3 000 m, j'attends Alain et Thierry, Bob se pose. Étrange. Un petit tour par la plaine, un oeil sur le paysage, je reviens un peu bas, suis sûr de reprendre, et me pose près de Bob. Thierry fait au contraire les oreilles pour descendre. Alain ne veut pas suivre la rue et se pose aussi. Allez, navette à pied. Elle est écourtée par un gendarme royal à feuille blanche sur laquelle il prend nos coordonnées. La maman de Thierry devient Mado Ben Huno : on en rigole encore. Il est gentil, poussant le zèle jusqu'à dire à nos admirateurs de nous laisser en paix. Nous finissons au déco d'Azrou pour un tagine maison. Première journée de glandouille. Un coup de balai, on lit les guides, on regarde le paysage, on invite les bergers à boire le thé (et à manger du chocolat) et je mets ma combine. Plouf retardé par un thermique malingre, mon premier admirateur arrive en même temps que moi, et court devant Thierry qui se pose. Sa mère ou sa soeur rit à gorge déployée (non Alain, ne rêve pas). Bientôt, ils sont quinze, et ne doivent pas plier leur premier parapente. Sur le chemin qui mène à la grand route, ils se font remonter les bretelles qu'ils n'ont pas par un marocain de l'Aveyron et une matrone qui fait sa lessive: on a la paix. Alain, qui leur dit en français académique voire littéraire qu'il ne les comprend pas a pris du retard. Courses à Azrou, et grillades au sommet. A Ito, nous mettons des pneus neufs. Ca vibre moins. Premiers thermiques, posé au sommet une fois, deux fois, et en bas, une fois, deux fois. Le vent passe arrière, allons à Volubilis. Nous traversons Moulay Idriss, visons le col du Zégota, et finissons à Ksar-el-Kébir dans les chênes verts. Aller, route retour, que l'on fait par Tanger et le cap de Malabata, Septa, Algégiras, Ronda, pour finir dans un rest'o chic avant Cordoue: cervoises, viande parfaite, vin de 1989 !
De
Jaen à Rennes, la route est à deux, quatre ou six voies, avec parfois
des virages. Faut juste mettre du gazole, qui, il faut le dire, a
augmenté de plus de 50% en deux ans.
Des repas de 20 à 70 dirhams, et avec les danseuses, ça monte à 330 dirhams !!! Le prix des fruits et des légumes est insignifiant. Le pain est bon, l'eau en bouteille absolument.
Des journées en shorts et lunettes de soleil, des soirées en t-shirt tout en bas, avec une doudoune au nord.
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| Dernière mise à jour : ( 11-07-2009 ) | |
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